28 juillet 2011

Résultats de l’évaluation 2010 de la qualité de l’air de Case-Pilote

L’une des missions de Madininair est de réaliser des études d’évaluation de la qualité de l’air dans les zones non surveillées quotidiennement par la mesure fixe. C’est avec cet objectif, que l’association a réalisé en 2010, l’étude de la qualité de l’air dans la commune de Case-Pilote.

En effet, depuis quelques années, la commune de Case-Pilote subit un développement important, aussi bien dans l’aménagement de ses infrastructures, que dans l’accroissement de ses constructions immobilières. C’est également une commune de passage d’un trafic automobile important, les habitants du Nord Caraïbes de la Martinique empruntent la RN2, principal axe routier permettant de rejoindre le centre de la Martinique.

L’étude d’évaluation de la qualité de l’air dans la commune de Case-Pilote s’est déroulée en deux phases :
- Par la mise en place du camion laboratoire, station mobile de Madininair, qui a été disposée le long de la RN2 à l’entrée du bourg de Case-Pilote. Cette étude a permis d’établir une représentation temporelle de l’évolution horaire et journalière des concentrations en dioxyde d’azote, NO2, dioxyde de soufre SO2, et poussières fines PM10.
- Par une évaluation spatiale de la pollution automobile, par la pose de tubes passifs NO2, principal polluant automobile, sur l’ensemble de la commune de Case-Pilote

La mesure de ces polluants permet d’établir des concentrations en SO2, NO2 et PM10 comparables aux normes environnementales en vigueur.

Lors de l’étude par camion laboratoire, la concentration moyenne en SO2 respecte les normes environnementales.
De plus, l’évolution du NO2 reflète l’activité du trafic le long de la RN2 durant la semaine avec une augmentation de ce polluant durant les heures de pointes. Le NO2, issu de la combustion, peut provenir également de l’animation durant la période du Carnaval à proximité du camion laboratoire. Cependant, même aux périodes où sa concentration est la plus élevée, les normes environnementales sont respectées.
Pour les poussières fines, la concentration moyenne sur la commune de Case-Pilote correspond à celle mesurée dans le centre urbain de Fort-de-France. Ces points de mesure ne respectent pas l’objectif de qualité de 30µg/m3. De plus, deux dépassements du seuil d’information et de recommandation de 80µg/m3 journalier sont observés sur le site de Case-Pilote et sur les autres stations fixes. Ceci est principalement dû à un épisode de brume de sable venant du Sahara durant l’étude.
Il est toutefois notable de constater que sur une commune proche de l’agglomération principale de Fort-de-France, les concentrations en NO2 et PM10 peuvent atteindre, voire dépasser les concentrations relevées sur des points de mesure implantés en plein milieu urbain. Cela montre que la problématique de la pollution automobile est liée de manière importante aux axes routiers menant à la capitale.
En effet, l’étude de dispersion de la pollution automobile par tubes passifs NO2 montre que les concentrations les plus élevées sont mesurées sur la RN2, axe principal qui relie les communes du nord Caraïbes à Fort-de-France. En un point situé sur la RN2, au niveau de l’intersection avec le quartier « les hauts de Maniba », la concentration en NO2 mesurée dépasse la valeur limite pour la protection de la santé de 40µg/m3. Cependant, dès que l’on s’éloigne de cet axe, les concentrations diminuent rapidement.

Le renouvellement d’une étude sera à prévoir pour observer l’évolution des concentrations en polluants automobiles. En effet, la commune de Case-Pilote voit sa population s’accroitre depuis quelques années, à l’origine d’un développement important de l’aménagement de son territoire.

Photo : carte de dispersion de la pollution automobile réalisée par l’analyse des tubes passifs NO2



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