15 juillet 2013

L’air du premier semestre

Une bonne qualité de l’air jusqu’en mai...

En ce début d’année, la qualité de l’air est globalement bonne. Madininair enregistre un air moyen à mauvais sur 36% du semestre. Les indices 8 et 9 correspondant à un air mauvais sont essentiellement relevés en mai et juin. Au cours de ces deux derniers mois, 15 jours d’air mauvais (indices 8 et 9) et 24 jours d’air médiocre (indices 6 et 7) sont comptabilisés.


Indices de la qualité de l’air de janvier à juin 2013

Des dépassements des seuils sanitaires plus nombreux au cours des deux derniers mois

Les polluants responsables des jours de mauvaise qualité de l’air et à l’origine des dépassements des seuils sanitaires sont les particules fines dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres et, plus ponctuellement, le dioxyde d’azote.

En effet, pour le dioxyde d’azote, depuis le début de l’année 2013, 12 dépassements du seuil d’information et de recommandation ont été relevés sur la Rocade, avec un maximum horaire enregistré de 279 µg/m3 le 04 janvier 2013. La station trafic du Robert, situé dans le rond-point de Mansarde a également mesuré un dépassement de ce seuil le 22 mars 2013 (maximum horaire de 259µg/m3).
Pour rappel : Le seuil d’information et de recommandation pour le dioxyde d’azote est de 200µg/m3 en moyenne horaire.

De janvier à juin 2013, les particules fines sont les principaux responsables des indices de la qualité de l’air moyen à mauvais. Les concentrations maximales en particules fines sont enregistrées sur la station trafic du quartier de Renéville, situé à proximité de l’échangeur Dillon, avec une concentration moyenne sur la période de 37µg/m3 et, sur la station trafic du Robert qui mesure une concentration moyenne de 36µg/m3. La procédure d’information et de recommandation déclenchée lors de dépassement du seuil d’information et de recommandation fixé à 50µg/m3 de particules fines sur la journée, a été activée 31 jours de mai à juin 2013. La procédure d’alerte qui fixe un seuil d’alerte à 80µg/m3 a été déclenchée sur prévision le samedi 15 juin 2013.



Des sources de pollution bien identifiées

En Martinique, les oxydes d’azote et les particules fines sont principalement émis par le secteur de "production et transformation d’énergie" puis par le secteur du "transport routier" qui participe à hauteur de 16% des émissions d’oxydes d’azote et 20% des émissions en particules fines. Toutefois, les dépassements mesurés pour ces deux polluants sont essentiellement dus à l’activité automobile située à proximité de nos stations de mesure.

Les particules fines proviennent également d’une source naturelle : les brumes de sable venant du Sahara et véhiculées par les alizés. Ces épisodes, plus fréquents de mars à août, sont à l’origine d’une augmentation des particules fines sur l’ensemble du territoire.



Actuellement, une station de mesure sur la côte Caraïbes, éloignée des sources anthropiques est en cours d’implantation dans le but de quantifier la contribution de ces particules désertiques aux dépassements des seuils sanitaires.



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