Ozone (O3)

• Origines :
Dans la stratosphère (entre 10 et 60 km d’altitude), l’ozone O3 constitue un filtre naturel qui protège la vie sur terre de l’action néfaste des ultraviolets « durs ».
Dans la troposphère (entre le sol et 10 km) les taux d’O3 devraient être naturellement faibles. Cet ozone est un polluant dit « secondaire ». Il résulte généralement de la transformation chimique dans l’atmosphère de certains polluants dits « primaires » (en particulier NO, NO2 et COV), sous l’effet des rayonnements solaires. Les mécanismes réactionnels sont complexes. La Martinique, du fait des alizés qui dispersent assez rapidement les polluants « primaires » et ainsi limitent la transformation chimique, est peu concernée par l’ozone. Les plus fortes concentrations d’O3 apparaissent en métropole, l’été, en périphérie des zones émettrices des polluants primaires, puis peuvent être transportées sur de grandes distances.

• Effets :
SUR LA SANTÉ
L’O3 est un gaz agressif qui pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines. Il provoque toux, altération pulmonaire ainsi que des irritations oculaires. Ses effets sont très variables selon les individus.

SUR L’ENVIRONNEMENT
L’O3 a un effet néfaste sur la végétation (sur le rendement des cultures par exemple) et sur certains matériaux (ex : caoutchouc). Il contribue à l’effet de serre.

• Méthodes de mesure :
La mesure est effectuée en continu à l’aide d’analyseurs par absorption ultra-violette UV.
Principe :
L’absorption de la lumière par l’ozone suit la loi de Beer-Lambert. L’air à analyser est donc amené dans une cuve de mesure de longueur constante dans laquelle on fait passer un rayonnement ultra-violet. Un catalyseur qui détruit spécifiquement l’ozone est introduit cycliquement dans le circuit échantillon ; le signal alors mesuré sert de référence. Cette mesure permet de s’affranchir des interférences éventuelles dues aux poussières, au vieillissement de la source ou à un gaz parasite. Si l’on mesure la température et la pression, on pourra alors calculer en valeur absolue la concentration en ozone de l’air analysé. Le coefficient d’extinction moléculaire introduit dans la loi de Beer-Lambert étant une constante physique connue, cette méthode ne nécessite pas d’étalonnage.

La mesure par tubes passifs analysés par dosage colorimétrique en laboratoire, reste également une possibilité.

• Valeurs réglementaires :
Objectif de qualité pour la protection de la santé humaine : 120 μg/m3 pour le maximum journalier de la moyenne sur 8 heures par an
Objectif de qualité pour la protection de la végétation : 6000 μg/m3.h. en AOT40, calculé à partir des valeurs sur 1 heure de mai à juillet
Valeur cible pour la protection de la santé humaine : 120 μg/m3 pour le maximum journalier de la moyenne sur 8 heures à ne pas dépasser plus de 25 jours par an
Valeur cible pour la protection de la végétation : 18 000 μg/m3.h. en AOT40, calculée à partir des valeurs sur 1 heure de mai à juillet (en moyenne sur 5 ans)
Seuil de recommandation et d’information : 180 μg/m3 en moyenne horaire
Seuil d’alerte : 1er seuil - 240 μg/m3 en moyenne horaire, dépassé pendant 3 heures consécutives ; 2e seuil - 300 μg/m3 en moyenne horaire, dépassé pendant 3 heures consécutives ; 3e seuil - 360 μg/m3 en moyenne horaire



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