Particules en suspension

• Origines :
Les particules ou poussières en suspension liées à l’activité humaine proviennent majoritairement de la combustion des matières fossiles, du transport automobile (gaz d’échappement, usure, frottements, etc.) et d’activités industrielles très diverses (sidérurgie, incinération, etc.). Leur taille et leur composition sont très variables. Les particules sont souvent associées à d’autres polluants tels le SO2, les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques)…
A noter que les poussières peuvent être également liées à des événements naturels. En Martinique, les brumes de sable sahariennes sont une des principales sources d’émission.

Les PM10 représentent la catégorie de particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres. Les PM2,5 ou très fines particules, ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres.

• Effets :
SUR LA SANTÉ
Selon leur taille (granulométrie), les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l’arbre pulmonaire. Les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes.

SUR L’ENVIRONNEMENT
Les effets de salissure des bâtiments et des monuments sont les atteintes à l’environnement les plus évidentes.

• Méthode de mesure :
La mesure actuelle des particules fines est réalisée en continu à l’aide d’une microbalance oscillante (TEOM). Deux tailles de poussières fines sont analysées : les PM10 sur l’ensemble des sites concernés et les PM 2,5 (diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 2,5 microns) sur certains sites urbains.

Principe :
La série des analyseurs 1400A mesure à température ambiante, la masse de particules ou de poussières inférieures à 10 / 2,5 ou 1 micromètres en temps réel. Dans le cœur de l’appareil, la technique utilisée est une microbalance à élément oscillant (TEOM), qui permet une mesure directe et en temps réel de la masse de particules collectée sur un filtre. Le cristal oscillant à une fréquence donnée, plus les poussières s’accumulent sur le filtre et plus la fréquence d’oscillation du cristal change. L’appareil est capable d’intégrer ce changement de fréquence et de le transformer en mesure de masse de poussières.

D’autres techniques telles que les jauges à rayons bêta utilisant une source radioactive, sont aussi utilisées.

• Valeurs réglementaires :

- PM10
Objectif de qualité : 30 μg/m3 en moyenne annuelle civile
Seuil de recommandation et d’information : 50 μg/m3 en moyenne sur 24h
Seuil d’alerte : 80 μg/m3 en moyenne sur 24h
Valeur limite pour la protection de la santé humaine : 50 μg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an ; 40 μg/m3 en moyenne annuelle civile
A ce jour, les normes appliquées en Martinique pour le seuil de recommandation et d’information et le seuil d’alerte sont celles de l’arrêté préfectoral 051784 du 14/06/05. Les nouvelles normes établies dans le décret 2010-1250 du 21/10/10 seront appliquées dans notre région après la parution de l’arrêté définissant les modalités de déclenchements.

- PM2,5
Objectif de qualité : 10 μg/m3 en moyenne annuelle civile
Valeur cible : 20 μg/m3 en moyenne annuelle civile
Valeur limite : 25 μg/m3 en moyenne annuelle civile, à atteindre en 2015



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