22 septembre 2017

Publication du rapport LCSQA : "Analyse de tendances nationales en matière de qualité de l’air"

A l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, le 20 septembre, le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) a présenté les résultats de son dernier rapport d’étude intitulé « Analyse de tendances nationales en matière de qualité de l’air  ».

Les résultats issus de cette étude permettent de confirmer l’amélioration progressive de la qualité de l’air en France métropolitaine (il est à noter que ce rapport n’aborde pas l’Outre-Mer) comme une conséquence des stratégies et plans d’action destinés à la réduction des émissions issues des différents secteurs d’activité, et qui sont mis en œuvre depuis plusieurs années. Ce signal positif concerne la plupart des polluants réglementés présents dans l’air ambiant sous forme gazeuse et particulaire et dans les retombées atmosphériques.

Ainsi, sur la période 2000-2010, ciblée dans le cadre de cette étude car mieux documentée, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) dans l’air ambiant ont baissé de 17,3%, et celles de particules PM10 (pour les particules de diamètre inférieur à 10 microns) de 15,1% alors que les pics d’ozone (O3) ont été réduits de 3,8%. Les tendances à la baisse des niveaux de particules et des pics d’ozone se confirment, et voire s’accentuent pour les années les plus récentes. Les métaux lourds dans les PM10 ont aussi baissé substantiellement, mais les tendances sont moins claires pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les PM10, dont le benzo[a]pyrène. En revanche, les composés soufrés dans les retombées atmosphériques ont baissé très largement, et cette baisse a été accompagnée d’un rétablissement du pH des retombées atmosphériques, mettant fin aux records d’acidité des années 1990. Il convient toutefois de noter que certaines de ces tendances restent influencées par la variabilité des conditions météorologiques d’une année à l’autre, ce qui peut conduire à nuancer certaines conclusions. De plus, des inquiétudes demeurent encore pour les tendances de composés azotés (nitrate et ammonium) dans les particules et dans les retombées atmosphériques qui stagnent depuis les années 2000.

Ce rapport met donc en avant une amélioration sensible de la qualité de l’air en France. Cependant, des dépassements des normes européennes relatives aux particules fines et aux oxydes d’azote sont encore observés dans plusieurs régions françaises - dont la Martinique. Dans ce contexte, le gouvernement se fixe comme objectif d’élaborer d’ici mars 2018, des feuilles de route opérationnelles pour les zones concernées permettant de ramener les concentrations en dessous des seuils limites.

Rapport d’étude complet disponible sur http://www.lcsqa.org/rapport/2016/ineris-imt-lille-douai/analyse-tendances-nationales-matiere-qualite-air



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