Capteurs et microcapteurs
De multiples capteurs et microcapteurs permettent de surveiller les polluants atmosphériques. Selon leur technologie, leur niveau de précision et leur finalité, ils répondent à des objectifs distincts : surveillance opérationnelle, mesures complémentaires, évaluation en air intérieur ou actions de sensibilisation.
Mesures en air extérieur
Dans le cadre de la surveillance de l’hydrogène sulfuré (H₂S) et de l’ammoniac liés à la dégradation des algues sargasses, différents dispositifs de mesure sont déployés.
- Capteurs fixes de surveillance
Équipés de cellules électrochimiques, ces dispositifs permettent une mesure à la minute, avec transmission des données à distance et visualisation en temps réel.
Ils constituent le réseau dédié au suivi des épisodes liés aux échouages de sargasses. Les résultats font l’objet d’une communication quotidienne.
- Capteurs mobiles ou complémentaires
Également basés sur une technologie électrochimique avec mesure minute, ces appareils sont utilisés pour des investigations ponctuelles.
Ils permettent notamment :
– de baliser une zone lors d’échouages massifs,
– d’évaluer la dispersion du phénomène à l’échelle d’un quartier,
– d’objectiver des situations signalées localement.
L’implantation des capteurs est définie en fonction des besoins exprimés par l’Agence Régionale de Santé de Martinique.
Mesures en air intérieur
Dans le cadre d’évaluations de la qualité de l’air intérieur, des capteurs spécifiques sont utilisés pour analyser le confinement et les conditions de confort.
Ces dispositifs mesurent :
- le dioxyde de carbone (CO₂) en ppm, indicateur du renouvellement de l’air ;
- l’indice ICONE, calculé à partir des concentrations de CO₂ relevées durant les périodes d’occupation ;
- les paramètres de confort thermique, comprenant : la température (°C) et l’humidité relative (%).
Ces mesures permettent d’évaluer la qualité du renouvellement d’air dans des bâtiments recevant du public, notamment les établissements scolaires.
Mesures citoyennes
Dans un objectif de sensibilisation, des microcapteurs portatifs peuvent être utilisés pour réaliser des mesures dites « citoyennes ».
Ces appareils mesurent principalement les particules fines (PM₁₀ et PM₂,₅).
Ils ne disposent pas du niveau de performance requis pour la surveillance réglementaire des polluants atmosphériques. En revanche, ils permettent :
- d’observer des tendances d’évolution des concentrations,
- de comparer différents environnements,
- de sensibiliser les utilisateurs à leur exposition personnelle à la pollution de l’air.
Ces outils s’inscrivent dans une démarche pédagogique et participative.
Absence d’épisode de pollution
