Les polluants biologiques

HUMIDITÉ ET MOISISSURES

Une humidité relative supérieure à 60% favorise le développement des moisissures et des acariens.
Les moisissures sont des champignons microscopiques. Il en existe de nombreuses variétés. Quand une colonie se développe, elle prend habituellement l’aspect d’une tache plus ou moins vaste, de couleur blanche, grise, brune, verte ou noire, formée de filaments chargés de spores.

On les rencontre à l’intérieur des habitats humides, dans les salles de bains, les cuisines, les tapisseries, mais aussi sur les fruits, les légumes, le fromage, le pain, les plantes d’intérieur, les aquariums, les vêtements et chaussures en cuir... dont elles utilisent la matière organique comme source de nourriture.

En se reproduisant, les moisissures expulsent des millions de spores qui restent en suspension dans l’air. Ces micro-organismes sont inhalés et peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé :
- allergies respiratoires (asthme, rhinites, bronchites, pneumonies d’hypersensibilité)
- symptômes respiratoires (toux, irritation du nez et de la gorge, écoulement nasal, éternuements, difficulté respiratoires, douleurs thoraciques)
- effets généraux (fièvre, maux de tête, fatigue, déficience immunitaire)

LES ACARIENS

Ce sont des êtres vivants invisibles à l’oeil nu (1/3 de mm). Ils sont présents dans les milieux où ils peuvent vivre et se reproduire (poussières, humidité) : literies (matelas, sommiers tapissiers, couettes, oreillers...), canapés et fauteuils en tissus, tissus d’ameublement, tapis et moquettes. Ils se développent à une température comprise entre 15 et 25°C et une humidité relative entre 65 et 80%. Les substances allergéniques se trouvent essentiellement dans les déjections des acariens et les débris de carapace, microparticules de 5 µm qui pénètrent en profondeur dans les poumons.

Les symptômes d’une réaction allergique aux acariens sont divers : rhinite, asthme, conjonctivite, fièvre des foins, démangeaisons, irritations de la peau, eczéma,... voire maux de tête et fatigue.

LES ANIMAUX FAMILIERS ET LES BLATTES

Les phanères, squames, urines et sécrétions des animaux domestiques véhiculent des allergènes. Ils se déposent sur les tissus, tapis, moquettes, canapés, literie… mais sont aussi aéroportés.

Les allergènes animaux adhèrent aux cheveux et aux vêtements. Ils atteignent ainsi l’air de locaux où ne vit aucun animal, tels les salles de classe, chambres d’hôtel, cinémas, transports publics...

L’allergie est indépendante de la race de l’animal. Les allergies respiratoires aux allergènes animaux peuvent toucher le nez et les yeux (rhino conjonctivite), les bronches (asthme) ou la peau (eczéma, urticaire).

LES POLLENS

A la maison comme au travail, les plantes arbustives ou décoratives, les plantes à bulbes ainsi que les fleurs coupées ou séchées peuvent porter du pollen. L’apport des pollens de l’extérieur vers l’intérieur peut également provoquer des allergies.

Tous les pollens ne sont pas allergisants. Certains peuvent provoquer des affections, le plus souvent bénignes mais quelques fois plus sévères. Les manifestations liées à la présence des pollens sont essentiellement la rhinite, la conjonctivite et l’asthme. Ceci peut être expliqué par le contact du pollen avec la muqueuse qui déclenche chez des personnes prédisposées une inflammation, une irritation et un œdème de cette muqueuse.


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