Qualité de l’air sur le territoire de la CACEM : que montrent les études réalisées en 2025 ?
En 2025, plusieurs études ont été menées sur le territoire de la CACEM afin de mieux comprendre la qualité de l’air et l’exposition des populations à certains polluants.
Ces travaux permettent d’identifier les zones les plus exposées et d’apporter des éléments concrets pour agir, à la fois à l’échelle du territoire et au quotidien.
Le dioxyde d’azote : un polluant lié au trafic routier
Le dioxyde d’azote (NO₂) est un polluant principalement émis par les véhicules. Il est souvent utilisé comme indicateur de la pollution liée au trafic.
Près des grands axes : des niveaux encore élevés
Les mesures réalisées à proximité des routes les plus fréquentées montrent que :
- certains endroits dépassent encore les seuils réglementaires actuels pour la santé
- les niveaux les plus élevés se situent le long des axes les plus circulés, comme l’autoroute et la rocade
- la pollution diminue rapidement quand on s’éloigne de la route, mais reste importante pour les habitants à proximité
Une tendance encourageante est observée : les concentrations ont globalement diminué ces dernières années. Toutefois, avec des normes plus strictes à venir, certaines zones pourraient rester problématiques.
À Fort-de-France : une situation globalement maîtrisée, mais à surveiller
Dans la partie basse de Fort-de-France :
- les niveaux restent en dessous des seuils réglementaires actuels
- mais plusieurs zones dépassent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, plus protectrices pour la santé
Les concentrations les plus élevées sont observées dans les zones où la circulation est dense, comme certains grands axes urbains.
Le benzène : un polluant à surveiller de près
Une autre étude s’est intéressée au benzène, un polluant présent dans l’air notamment à cause des carburants et de certaines activités industrielles. Il est classé cancérogène.
Dans la zone d’Étang Z’Abricot :
- tous les points mesurés dépassent le niveau recommandé pour la qualité de l’air
- plusieurs dépassent même les seuils réglementaires
- les concentrations les plus élevées concernent des zones habitées
Ces résultats s’expliquent par une double influence : le trafic routier et les activités industrielles à proximité (notamment la raffinerie)
Cette situation appelle à une vigilance particulière, d’autant plus que le secteur est en développement.
Ce qu’il faut retenir
Ces études mettent en évidence plusieurs points importants :
- le trafic routier reste une source majeure de pollution de l’air
- certaines zones, notamment proches des axes routiers ou d’activités industrielles, sont plus exposées
- même lorsque les seuils réglementaires sont respectés, des impacts sur la santé peuvent exister
- les futures normes, plus strictes, vont renforcer les enjeux pour le territoire
Agir pour améliorer la qualité de l’air
Des solutions existent, à différentes échelles :
À l’échelle du territoire :
- développer les transports en commun
- limiter le trafic dans les zones les plus exposées
- intégrer la qualité de l’air dans les projets d’aménagement
À l’échelle individuelle :
- privilégier les transports en commun ou le covoiturage
- marcher ou utiliser le vélo pour les trajets courts
- entretenir son véhicule
En savoir plus
Les fiches détaillées des études sont disponibles en téléchargement :
Absence d’épisode de pollution